Archives mensuelles : mai 2013

Soyons pragmatiques, demandons l’impossible !

Cover and illustrations done for the Freak Out! music fanzine Ivan Brun 2011Le pragmatisme est une pensée qui pose le primat de l’efficacité. C’est un empirisme qui postule que ce qui fonctionne est vrai. Aux fondements de cette philosophie, deux penseurs américains de la deuxième moitié du XIXe siècle : Charles Sanders Peirce et William James. Aujourd’hui, du jargon universitaire aux politicards, le pragmatisme s’exprime paradoxalement de façon idéologique et uniforme. Affirmer sans cesse la primauté du réel pour mieux occulter la distance croissante entre les élites et le peuple. Ce pragmatisme incantatoire est peut-être un retour de balancier des décennies passées qui, écrasées par la moulinette du cynisme libéral des années 80, sont rétrospectivement jugées trop idéalistes. Désormais quiconque s’opposera au pragmatisme sera définitivement condamné pour utopisme, dogmatisme, intégrisme, puritanisme etc. Lire la suite

Pour en finir avec la psychiatrie

Dénonçons la psychiatrie policière - Atelier populaire Paris (1968) Source Gallica BNFDiscussion autour d’un micro à l’occasion des rencontres Pour en finir avec la psychiatrie à Marivieille sur la commune de Bellegarde-en-Diois (26), qui ont eu lieu du 11 au 15 octobre 2012. Avec des artisan-es de la revue Sans Remède, et les personnes qui animent l’émission l’Entonnoir sur Radio Libertaire à Paris. Nous avons parlé de la loi du 5 juillet 2011 qui réforme les conditions d’enfermement psychiatrique sans consentement, du DSM ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, des rencontres qui ont eu lieu en Ariège au Mas d’Azil les 9, 10 et 11 septembre 2011, celles du 2 au 5 août 2012 à la Borie dans le Gard et aussi de co-écoute.  Nous avons échangé sur la pression à la normalisation dans cette société, au sens politique de lutter contre l’enfermement. Et puis les participant-es ont témoigné sur des ateliers et expériences pratiques.

Écouter sur le site de la Radio du Diois

 

Capitalisme, patriotisme et fédéralisme libertaire

Première partition de l'Internationale, éditions Dentu, 1888.Depuis que la mondialisation s’est imposée comme le terme désignant la forme du capitalisme avancé, il se trouve de plus en plus de voix qui, pour s’y opposer, en appellent au patriotisme. Le triptyque État-Nation-Patrie serait le plus sûr rempart contre un capitalisme se jouant des frontières, détruisant tous les particularismes locaux, les singularités et les identités. Le repli derrière la patrie permettrait de se défendre face au capital fluide et mobile aboutissant au déracinement généralisé. Lire la suite