Archives mensuelles : juillet 2016

Guerre partout, justice nulle part

Nice est la ville de la surveillance généralisée avec un nombre record de flics municipaux armés. N’est-ce pas la démonstration flagrante de l’échec total de la répression ? Le meurtrier avait exercé de très nombreuses violences à l’égard de son ex-épouse. Au point qu’il ne la voyait avec ses trois enfants que dans un lieu public car, pensait son ex-compagne, il ne l’agresserait pas dans ces conditions. C’est pourtant dans un lieu public – où sa femme a failli se trouver – qu’il a perpétré son massacre en se prenant pour un soldat armé d’un 19 tonnes. Que fait-on pour empêcher cela à part surenchérir dans la guerre ? Les services sociaux sont débordés et privés de moyens. Tout est devenu comptable. Tout est contrôle.

La guerre c’est avant tout l’État français qui en est responsable. L’armée a triplé sa puissance de feu en Syrie. Le Charles-de-Gaulle est au Moyen-Orient et les bombardements en Irak augmentent. Après le massacre de Nice, l’État a atteint les limites de ce que la constitution de la Ve, pourtant extrêmement autoritaire, peut permettre. 10000 soldats patrouillent dans les rues. Un appel à l’embrigadement patriotique semble être le dernier recours. Les nationalistes font de la surenchère sécuritaire à l’approche des élections. L’État, dans une posture à la limite de la provocation à la guerre sociale, méprise les organisations et les manifestant-es opposé-es à la loi Travail.

Nous demandons le retrait immédiat de l’armée française en Libye, au Mali, en Irak, en Syrie (etc.). Personne – hormis la classe dirigeante – n’a consenti à ces guerres. Or ce sont des civils qui en France en subissent les conséquences terrifiantes. Nous ne suivrons pas l’État dans sa logique de fuite en avant guerrière.

Sophie et Alexis