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	<title>Marseille &#8211; Juste Libre</title>
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		<title>Alerte antifasciste au Point de Bascule à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[justelibre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2014 18:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Point de Bascule]]></category>
		<category><![CDATA[Yannis Youlountas]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="Laid Thénardier : Honoré Patrie (Non merci)" width="625" height="352" src="https://www.youtube.com/embed/wSR22U70yXQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Le 22 janvier au Point de Bascule à Marseille avait lieu une projection-débat du film de Yannis Youlountas, « <em>Ne vivons plus comme des esclaves</em> ». 70 personnes étaient présentes, dont 7 visiteurs venus agresser le réalisateur et essayer de gâcher la soirée, 4 d’entre eux se revendiquant d’Égalité et Réconciliation, l’association national-socialiste d’Alain Soral et 3 autres des Gentils Virus d’Étienne Chouard.</p>
<p><span id="more-554"></span></p>
<p>L’opération était préméditée. Ces infiltrés réactionnaires hésitaient entre prosélytisme et provocation à la baston, alternant, comme les flics, le gentil et le méchant. Ils ont déblatéré en défendant la police grecque, l’Église, Aube Dorée et surtout Chouard et Soral. Par contre, ils avaient perdu la recette de la quenelle : rien sur Dieudonné.</p>
<p>Ils sont allés jusqu’à prétendre que derrière la gauche et les anarchistes se cachait « <em>un complot franc-maçon et juif dans une logique sataniste</em> (sic) <em>cherchant à inverser les valeurs de paix et de partage des grandes religions</em> » ! Les anars seraient « <em>manipulés par la NSA* (sic) afin de nuire aux nationalistes</em> » ! Ils ont multiplié les attaques contre ce qu’ils nomment les « <em>laïcards</em> ». Bien sûr, préférence affichée pour Le Pen. Main tendue – ou plutôt bras droit tendu – en direction du « <em>souverainisme</em> » de gauche en espérant une hypothétique réconciliation, aussitôt refusée par l’un des animateurs membre du Front de Gauche.</p>
<p>La question de virer ces provocateurs fascistes s’est posée mais cela n’a pas été fait. Ils ont pourri la soirée jusqu’à la fin. Les organisateurs plutôt pacifistes ont demandé à Yannis de répondre à leurs questions. Ce qu’il a très bien fait face à l’énormité de leurs mensonges et au confusionnisme conspirationniste de leurs idées. Cela n’a fait qu’augmenter leur colère et leur agressivité à son encontre. Au bout d’un moment, une partie du public a commencé à donner de la voix pour les faire taire, car ils essayaient par tous les moyens de gêner Yannis dans ses réponses.</p>
<p>Après le débat, un faf assaille Yannis de questions sur Chouard et Soral sans le laisser répondre. Yannis reste impassible, mais constatant le dialogue de sourd, dit qu’il souhaite se lever pour aller rejoindre ses potes au bar. Tout en l’agressant verbalement, le faf se lève tout à coup en fermant les poings et en menaçant physiquement Yannis, alors que quatre autres les encerclent empêchant notre compagnon de partir.</p>
<p>Les copains présents interviennent aussitôt et évitent que ça dégénère. Il n’est pas possible de débattre avec ces abrutis. Un peu plus tard, au moment de sortir dans la rue, les personnes accompagnant Yannis aperçoivent les excités, probablement déçu que leur «<em> adversaire</em> » ne parte pas seul.</p>
<p>Depuis « <em>l’affaire Chouard</em> » au printemps 2013, Yannis a reçu des coups de fil anonymes et des lettres de menace. Le succès de son film et de la tournée, soutenus dès le début par la FA, énerve ces réacs. Une voix libertaire et internationaliste se fait entendre, alors qu’ils peinent à organiser leurs minables réunions clandestines où Chouard joue les victimes en hurlant à la censure et où Soral répand ses propos merdeux. La légitimation du fascisme depuis des décennies par l’ordre établi encourage ces nazillons et leurs complices à fanfaronner sans vergogne dans nos propres lieux. C’était la première agression sur cette tournée. Rien de grave. Mais la vigilance doit être de mise. La meilleure réponse : venir nombreux à ces projections pour parer aux éventuelles attaques fascistes et, surtout, parce qu’il se passe quelque chose de très intéressant autour de cette aventure.</p>
<p>Groupe Orwell</p>
<p>* NSA : organisme gouvernemental du département de la défense des USA</p>
<p>Ce compte-rendu par nos soins de cette soirée a également été publié sous forme de brève dans le supplément gratuit du Monde Libertaire n° 1732</p>
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		<title>Disparaissez les ouvriers ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[justelibre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 20:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Région de Martigues]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Disparaissez les ouvriers !]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Spéculation immobilière]]></category>
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					<description><![CDATA[À la fin septembre 2012, le cinéma Jean Renoir de Martigues proposa une lecture jouée de textes de Simone Weil autour du thème de la résistance et de la condition ouvrière. La soirée se poursuivit par la projection du film Disparaissez les ouvriers ! de Christine Thépénier et Jean-François Priester. Ce film raconte l&#8217;histoire de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À la fin septembre 2012, le cinéma Jean Renoir de Martigues proposa une lecture jouée de textes de Simone Weil autour du thème de la résistance et de la condition ouvrière. La soirée se poursuivit par la projection du film <a href="http://www.disparaissezlesouvriers.fr/"><em>Disparaissez les ouvriers !</em></a> de Christine Thépénier et Jean-François Priester.<span id="more-615"></span></p>
<p>Ce film raconte l&rsquo;histoire de la lutte des ouvriers de Legré-Mante, une usine dans le sud de Marseille, leader sur le marché mondial <a href="http://fr.ekopedia.org/Acide_tartrique">d&rsquo;acides tartriques</a>.  Contre une liquidation frauduleuse, ils ont occupé leur usine pendant 140 jours. Ils perdent leur procès en appel et n&rsquo;obtiennent rien.  Le film montre les conditions de travail scandaleuses et les risques très grands auxquels ils étaient exposés quotidiennement par la malveillance de leur patron. Celui-ci les ayant menés en bateau &#8211; sans vilain jeu de mots : le terrain est situé face à la mer au pied du futur parc des calanques. Un endroit idéal pour construire une jolie marina à touristes parisiens riches. La fermeture était donc prévue depuis longtemps à des fins spéculatives. Le film restitue la parole de ces ouvriers au milieu de cette usine qui tombe en ruine.</p>
<p><iframe title="Bande Annonce DISPARAISSEZ LES OUVRIERS !" frameborder="0" width="625" height="351" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=xqc8ts&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe></p>
<p>La projection de ce film fut suivie d&rsquo;un débat. Certains estimèrent que dans la région de Martigues-Fos, une telle abomination ne pourrait avoir lieu. En effet, ce qui caractérisait semble-t-il cette usine était son isolement en tant qu&rsquo;établissement industriel. Le quartier étant plutôt résidentiel. Dans l&rsquo;immense zone d&rsquo;industries pétrochimiques qui environne Martigues, une semblable lutte aurait engagé la solidarité de tout le territoire.</p>
<p>Tandis que les spectateurs parlaient de sauvegarde de l&#8217;emploi industriel, je partis discrètement. Sur le chemin du retour, je me souvins des propos tenus par l&rsquo;un des ouvriers proche de la retraite interrogé sur le sentiment que lui inspirait la vue de son usine à l&rsquo;abandon. Il était au fond content que tout cela soit terminé et qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas à remettre les pieds dans ce bagne. Je me rappelais aussi de ceux qui disaient que s&rsquo;ils avaient autant de frics que les parisiens, ils feraient sans doute comme eux et viendraient en villégiature en lieu et place de leur usine. Il y avait aussi les gens du quartier qui regrettaient la disparition des liens de solidarités anciens.</p>
<p>Les propos et les images de ces ouvriers étaient-ils un spectacle comme un autre ? Une usine peut-elle être belle ? N&rsquo;était-ce pas leur lutte qui était belle ? Malgré ou bien même grâce à son désespoir et à son échec. En réalité, dans ce débat, ce qui manquait était la présence physique de ces ouvriers. Leurs mots étant figés sur l&rsquo;écran de nos mémoires. Ils faisaient <em>écran</em> justement. Ce qui manquait c&rsquo;était ce qu&rsquo;ils voulaient réellement. Continuer à travailler dans cette merde ? Avoir de meilleures conditions de travail et un patron « <em>honnête</em> » ? Trouver un autre boulot pour gagner sa vie ? Ne plus bosser ? Que voulaient-ils vraiment ?</p>
<p>Quand, à l&rsquo;échelle de la ville de Martigues, on réfléchit à tout ça, et malgré le quant-à-soi qui fait dire que rien de tout cela ne pourrait arriver ici, on sait bien que le pétrole coulera de moins en moins. Et au-delà que l&rsquo;industrie régionale est menacée par la mondialisation. Lorsque les travailleurs Indiens, Chinois ou autres auront lutté à leur tour pour de meilleurs salaires, l&rsquo;exploitation repartira-t-elle de plus belle ici ? Ou bien la région sera-t-elle transformée en haut lieu touristique ? Martigues, ses plages et ses anciennes usines transformées en centres culturels et autres musées&#8230; La crise aura-t-elle fait basculé la ville vers l&rsquo;extrême droite ? Toutes ces nuisances, tous ces risques, cette pollution qui font que la municipalité est riche et qui font travailler la population &#8211; qui, elle, est plutôt pauvre. Tout cela est-il souhaitable au fond ? Le capitalisme vert n&rsquo;est-il pas de toute façon en train de changer tout ça par lui-même ? L&rsquo;industrialisation de la région de l&rsquo;étang de Berre a été imposée par des capitaux extérieurs en grande partie. Martigues en a bénéficié pour son développement. Il est possible que cette industrie reparte comme elle est venue : par des forces extérieures imposant une autre transformation.</p>
<p>Lors du débat suivant le film, une spectatrice déplora que les ouvriers n&rsquo;aient pas eu envie de s&rsquo;approprier l&rsquo;usine, de repartir en coopérative etc. En réalité, c&rsquo;est un peu ce qu&rsquo;ils faisaient déjà d&rsquo;une part en l&rsquo;occupant et d&rsquo;autre part en la rafistolant en permanence. C&rsquo;était déjà leur usine. Mais à l&rsquo;évidence reprendre cet outil de travail collectivement pour le faire marcher n&rsquo;était vraiment pas dans leur intention. Avaient-ils vraiment le choix ? Et si ils l&rsquo;avaient eu auraient-ils vraiment continuer le même travail dans cette usine délabrée ?</p>
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