« J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »
Déchéance pour tous ! Qu’est-ce qu’on se marre quand même. La proposition gouvernementale de déchoir de la nationalité française non seulement des binationaux mais aussi, au nom de l’égalité, des personnes de nationalité française mettrait en place les conditions d’une apatridie imposée. Fichtre ! Diantre ! Apatride si je veux d’abord ! Enfin faut voir. Le statut d’apatride ratifié par la France est régi par une Convention de l’ONU de 1954 qui donne des droits au moins équivalents à ceux des étrangers en certains domaines (1). Une demande volontaire de perte de nationalité est prévue aux articles 18-1, 19-4, 22-3, 23, 23-5 du code civil. Mais on ne peut, semble-t-il, se libérer des liens d’allégeance à un État que pour se lier à un autre. Par contre avec la déchéance pour tous, on pourrait devenir un étranger dans son pays, ne pouvant guère en sortir car apatride donc dépourvu de passeport sauf à demander une nationalité dans un pays d’exil moins ubuesque (2).

Durant le Super Bowl de 1984, Apple présenta son Macintosh avec une publicité montrant une jeune femme blonde, sportive et svelte courant le long de l’allée centrale d’un cinéma uniformément rempli de travailleurs en costumes gris. L’héroïne lançait un marteau sur un Big Brother prenant tout l’écran. Grâce au Macintosh, 1984 n’aurait rien à voir avec « 1984 » disait la voix off. Comment est-on passé d’une représentation de l’informatique aliénante, bureaucratique, centralisatrice et coercitive à celle d’une technologie émancipatrice, décentralisée, rebelle et créative ? C’est ce que décrit « Aux sources de l’utopie numérique » (1) en suivant l’itinéraire édifiant de Stewart Brand.
Le traitement par électrochocs est né dans l’Italie fasciste lorsque les psychiatres Ugo Cerletti et Lucio Bini observèrent que l’électrisation tranquillisaient les porcs avant de passer à l’abattoir. Tout le monde se souvient de la séance que subit Jack Nicholson dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. Mais nous pensons, pour la plupart, que cette pratique est révolue. Or elle ne l’est pas. Depuis quelques années, la psychiatrie a reconsidéré cette technique comme efficace moyennant quelques changements de forme.